14 mai 2008
Des " petits gris" sur ma terrasse !!!
Ma bonne Dame, mon bon Monsieur, mais où allons-nous ? Imaginez vous ma surprise hier matin en ouvrant mes volets. Il pleuvait, fine pluie mais tenace. La "cour" , enfin plus exactement le toit qui me sert de cour, devant mon balcon était humide pour ne pas dire trempée de toute la pluie qui était descendue du ciel pendant la nuit... Quand on dit que la pluie plait aux grenouilles et aux escargots, j'en ai la preuve :
En plein centre ville, deux "petits gris" (ben oui c'est leur nom) se promenaient tranquillement sur le toit. Toutes cornes dehors. La coquille bien propre. Sans aucun complexe. Sans aucune crainte de quoi que ce soit.
Quand nous étions enfants, c'était notre "travail" à mon frère et à moi, d'aller chercher les "petits gris" les lendemains de pluie. Armés d'un panier à salade, nous arpentions la garrigue environnante la maison de nos grands parents afin d'y trouver le précieux gastéropode dont mon grand père se régalerait quelques semaines plus tard.
Je ne sais pas mais hier de voir ces deux escargots devant mes fenêtres m'a rappelée tout plein de souvenirs d'enfance.
13 mai 2008
J'en voulais, j'en ai eu plein plein plein !!! + dernières nouvelles
Hier promenade buccolique avant un rendez-vous chez mon dentiste unique et préféré (mon petit frère). Que voulez vous la chimio c'est bien pour le cancer mais ça laisse des traces ailleurs et notamment sur mes dents et comme il ne faut pas (sous prétexte de complications graves) faire n'importe quoi... j'avais un peu les chocottes et j'ai donc décidé d'aller me promener histoire de décompresser.
Je voulais en voir des coquelicots, croyez moi j'en ai vu. Et des beaux. Des gros. Des rouges foncés. Des champs entiers. Les tous premiers que j'ai vu, j'ai tout d'abord (de la route) cru que la terre était rouge, mais après m'être arrêtée j'ai vu ça :
des coquelicots au milieu des ceps de vigne. Une bien belle photo de printemps même si le ciel lui semblait plutôt pencher pour l'orage (que je n'ai pas eu, quelques gouttes oui, mais pas l'orage)... Poursuivant mon petit bonhomme de chemin, j'ai trouvé ça quelques kilomètres plus loin :
à perte de vue. En l'espace d'une quinzaine de jours les champs se sont tout recouverts de coquelicots. Une merveille. Une véritable splendeur.
Ma schtroumpfette se sentant bien, je continue en prenant les petites routes, les petits chemins de traverse, et là je me serai presque crue dans un coin de Toscane :
Midi allait bientôt sonnait quand je me suis invitée chez mon autre petit frère. Les cloches de l'église voisine sonnaient et moi au bord de la fenêtre je regardais :
Quelques heures plus tard et une anesthésie après, je rentre enfin à ma maison. Un peu sonnée, un petit moins stressée mais le coeur et les yeux plein de belles images. Le cortège des voitures rentrant d'un long week end n'a pas encore commencé. L'autoroute est bordée de jaune, de rose, de vert :
Le ciel menace toujours. Quelques gouttes tombent sur mon pare brise. Mais la maison n'est plus loin.
Maintenant je dois me préparer psychologiquement à ma visite médicale de tout à l'heure. Vers 11:00, je saurai enfin !!! je pourrai respirer plus tranquillement...
Petit truc en plus :
Il est 11:03 je rentre à l'instant de chez mon gentil oncologue.
Le bilan est dans l'ensemble bon. Le CA 15/3 (les marqueurs ou indices de cancer) est à 19 (donc < à 36), la tension est excellente 13/7... bref il ne veut plus ne revoir avant le mois de mai 2009.
Il a demandé à son copain le chirurgien (et le mien aussi par la même occasion) de m'enlever le plus vite possible le port à cath... je dois prendre RdV cet après midi pour ça avec son secrétariat.
Seul petit bémol, mais certainement induit par les séances de chimiothérapie (mais aussi par un héritage paternel) je fais du diabète (en tout cas assez pour qu'il faille le prendre en compte et le soigner) et j'ai une thyroïde qui est paresseuse. A suivre avec un second bilan sanguin à faire et à voir avec mon généraliste et qui sait peut être un endocrinologue. En attendant régime, régime... mais je me sens tout de même très très soulagée.
Le petit truc en plus du plus :
Mon copain le port à cath (le tambour) on me l'enlève le 4 juin à 12:30... Va me falloir maintenant chercher le dessin du papillon qui va prendre le relais.
12 mai 2008
Le bel été mais aussi l'été chaud !!!
9:15 avant hier matin : je rentre à la maison après avoir fait trois courses. Je suis seule toute la journée... tous mes hommes sont dehors... j'ai quelques rendez-vous à honorer... mais j'ai surtout tout mon temps pour moi.
Donc de retour à la maison, et à peine ouvert la porte de l'immeuble, que voilà-t-y pas un bruit très très fort de sirène qui retentit dans l'immeuble. Faut vous dire que j'habite dans un ensemble de 8 immeubles qui forment une sorte d'ilot et que l'entrée de mon immeuble est en fait une double entrée côté A et côté B.
J'en reviens à ma sirène. Elle sonne deux fois. Dans l'immeuble B, j'entends des claquements de porte, quelques paroles un peu fortes et puis le silence revient. Je monte mon demi étage. J'habite à ce que l'on appelle l'entresol - joli terme pour dire qu'on se tape un étage à pied sans ascenseur. Moi je m'en fous mais certaines personnes un peu âgées non !!! et comme il y a une majorité de personnes âgées âgées, ça n'arrête pas de râler.
Je rentre dans mon appart. Le temps de poser mes paquets, voilà que j'entends maintenant la sirène des pompiers. Curieuse comme une pie, direction la fenêtre de la cuisine et voilà ce que je vois :
un joli camion de pompiers pile poil devant ma porte. J'en déduis que c'est surement du à la première sirène que j'ai entendu en remontant mes courses. Je ne me suis pas trompée. Une vieille dame du 6ème étage est tombée sans gravité dans son appartement et comme elle avait autour du cou ce système (dont j'ai oublié le nom) pour avertir qui il faut en cas de pépin, les pompiers sont arrivés.
Ce que je veux dire ici, c'est que les pompiers de Marseille c'est un corps à part. Ils appartiennent à la Marine. D'ailleurs on les appelle les marins pompiers. Tous les marseillais et les gens de la région savent le boulot énorme qu'ils accomplissent non seulement intra muros (pour les accidents de la circulation, domestiques, ou autres) mais aussi en dehors de Marseille.
Surtout en période d'été. Je voudrai simplement avoir une pensée pour eux parce que la mauvaise saison arrive. Mauvaise saison pourquoi ? les incendies (et ils sont nombreux dans la région tous les ans), les baignades intempestives de vacanciers inconscients(et ils sont nombreux dans la région tous les ans), les plaisanciers et autres jet skieurs qui se croient tout permis (et ils sont nombreux dans la région tous les ans). Je sais que je me répète un peu mais c'est la vérité.

(photo prise par mon ami Florian - reporter photographe à la Provence)
(article intitulé "une nuit d'enfer")
Et pour avoir assistée plus d'une fois à ce genre de spectacle je peux vous dire que ça n'est pas beau, que ça fait peur et que heureusement que nos marins pompiers et autres pompiers volontaires ou bénévoles sont là.
Voilà à quoi ressemble ma Provence, ma chère Provence, après le passage d'un incendie. Et celui qui a ravagé ce paysage ( aux alentours du Lac d'Esparon) il y a déjà quelques années qu'il a eu lieu. Lunaire. Désolé. Désolant....
Petit truc en plus :
Aujourd'hui, journée escapade... je ne sais pas encore où, ni quoi... mais je pars et je ne rentrerai qu'en fin de journée. Je passerai chez vous plus tard.
10 mai 2008
Réponse au Quizz ...
Bravo à Babette qui ce matin dès 8 heures avait trouvé....
Ensuite bien contente que je suis d'avoir donné du fil à retordre à Marcus... pour une fois qu'il ne trouve pas du premier coup.
Szunia : il y avait 2 lazarets et tu n'as pas choisi le bon... mais ils ne sont pas loin l'un de l'autre. Celui dont tu m'as parlé se trouve (sur la 1ère photo) complétement à droite de celle-ci, sur le port de Marseille
Caroline : tu as tout juste c'est bien la chapelle de l'Hôpital Caroline... la seule petite erreur c'est qu'elle se situe sur l'île du Frioul et non sur celle de Ratonneau, distance de quelques encablures.
Il s'agit de la Chapelle de l'Hôpital Caroline situé sur les iles du Frioul ....
Les marseillais ,grandement affectés par la Peste de 1720 qui fît près de 50000 victimes sur 100000 habitants, prirent des précautions lorsque la fièvre jaune apparut au XIXe siècle. Il y a de bons ouvrages sur ce sujet.
Cette terrible maladie venue d'Amérique ravagea l'Espagne, ainsi lorsqu'elle arriva au porte de Marseille via la Méditerranée, les Marseillais construisirent un établissement insulaire sur le Frioul.
L'ensemble sanitaire du Frioul comprend le LAZARET et l'hôpital CAROLINE mis en service en 1828.
Cet ensemble fut, par la suite, détruit par les bombardements de 1944.
DATES
1821
Michel-Raymond PENCHAUD, architecte du Département de la ville et de la Santé est chargé de l'étude d'une infirmerie pour lutter contre la fièvre jaune à Ratonneau.
1822-1828
Le premier projet de PENCHAUD sera rapidement interrompu car jugé trop important. Un projet plus modeste pour 48 malades et 24 convalescents, recevra l'accord des autorités.
1828
Une fois la construction de l'hôpital terminée, il sera baptisé HOPITAL CAROLINE. Caroline était le prénom de l'épouse du Duc de Berry assassiné en 1820. Les îles Pomègues et Ratonneau sont alors reliées par la digue de Berry qui permet la création du Port Dieudonné (fils posthume du Duc de Berry).
1828-1837
L'hôpital est utilisé par l'Intendance sanitaire. Il prend le nom de RATONNEAU.
1837-1841
L'hôpital est utilisé pour les malades militaires évacués d'Afrique.
1841-1850
Peu à peu l'hôpital se délabre à cause de l'entretien insuffisant.
1850-1923
L'hôpital est réhabilité par VAUCHER (architecte).
Le complexe sanitaire s'agrandit avec le LAZARET. Il sera occupé par les malades en provenance d'Alger ou des Armées d'Orient.
1928-1941
La Marine Nationale récupère les îles.
En 1941, les îles serviront à accueillir les malades du typhus des prisons françaises.
1942-1944
Les îles sont occupées par l'Armée Allemande. Lors de la libération en 1944, des bombardements américains mettent en ruines l'Hôpital Ratonneau.
1948
Le Ministre de la Santé crée à Marseille une station sanitaire moderne. Cela mettra fin à l'époque des Lazarets.
1971
La ville de Marseille rachète les îles du Frioul.
1978
Création de l'Association pour le Renouveau et l'Animation de l'Hôpital Caroline
Quizz... Marseille
Indice : Marseille
Question : c'est où ? c'est quoi ? bref tout ce que vous pourrez me dire . . .
Que les marseillais (ou les marseillais exilés dans des contrées lointaines) qui passeraient par ici ou les gens de la région qui connaissent (et pour cause) ce batiment, aient la gentillesse de m'envoyer leur réponse par mail. Ceci afin de permettre aux autres de chercher un peu !!!
Premier petit truc en plus :
Il y avait un lazaret. . . . ça vous aide !!!
D'après ce que j'ai reçu en mail, certains ont trouvé.... Réponse ici à 18 heures !!!
09 mai 2008
C'est toujours le W.E que ça arrive...
Il y a des jours comme ça où l'on ferait mieux de ne rien faire. De ne rien toucher. De ne rien regarder. De ne rien... rien du tout.
Ben pour moi c'est en ce moment. Mercredi dernier, ne voyant pas arriver (par la poste) mes carnets de chèques commandés la semaine d'avant. Je me pointe à mon agence. Demande à voir ma gentille conseillère (qui est aussi une amie) afin de savoir le pourquoi du comment de la chose.
Renseignements pris. J'ai la joie et le privilège d'apprendre que le façonnier a du retard dans son travail et qu'il ne pourra livrer que la semaine prochaine. Un peu embêtée mais sans plus, je me dis que j'ai ma carte bancaire et qu'après tout je peux attendre un peu.
Ma carte bancaire m'avait jouée quelques méchants tours la semaine précédente, acceptant une fois sur trois mes achats. Devenant tour à tour muette, illisible ou fonctionnant parfaitement sans aucun souci.
Seulement voilà, avant hier soir, ayant promis Patrick de lui renouveler un abonnement via le net ( et ce n'est pas la première fois que nous effectuons la manoeuvre), remplissant correctement toutes les petites cases, faisant bien attention à tous les chiffres.... au moment de "valider" la commande quelques petites lignes rouges indiquant un problème s'affichent... Je regarde, rien pourtant n'est inscrit de travers. Je tente une seconde manoeuvre, idem....
Hier matin, foin de tous ces problèmes ma petite carte bleue et moi partons faire deux courses dans le quartier... Et là, bingo, nada, rien, que pouic ... ma carte redevient muette, illisible. Et moi de me sentir un peu con sur les bords n'ayant que 10 euros d'argent liquide et pas de chèquier (et pour cause).
Donc ce matin, après ma prise de sang, après mon café, une bonne douche et re-direction la banque pour savoir à quoi on joue. En espérant (mais sans trop d'illusions) pouvoir passer un WE avec autre chose que 10 euros en poche - bien sur que je pourrai retirer de l'argent à la caisse - mais je voudrai aussi pouvoir partir l'esprit libre de toutes contingences matérielles avec ma carte bleue à défaut de mon chèquier.
Quand je vous dis que c'est toujours le W.E que ça arrive !!!
Petit truc en plus :
Demain un quizz ... alors ça vous tente ?
08 mai 2008
Pour rire et sourire ...
Parce que j'avais envie de m'amuser et que mon copain de jeu c'est toujours lui : Senseï ....
Ces petits montages ont été fait à partir des photos suivantes de Senseï :
et avec le site : http://www.dumpr.net/
07 mai 2008
En voilà pour un....
Après mon billet "coup de gueule" d'hier, il me semble un peu dérisoire de parler de tout et de rien. J'ai le "clavier" qui bloque, j'ai les doigts engourdis, j'ai le cerveau en pagaille.
Je ne sais pas comment faire pour allèger l'ambiance. Alors je laisse mon esprit vagabonder de ça, de là. Mais çà n'est pas évident... je suis un peu polarisée "cancer du sein" ces jours-ci.
Non pas que ça me manque, ça serait plutôt l'inverse.
Mais je vais dire c'est dans l'air. Il y a comme un je ne sais quoi qui fait que .... je suis un peu à fleur de peau, un peu sur la défensive, un peu à cran.
Vous le savez cette semaine est importante pour moi. C'est la 1ère (de nombreuses autres suivront dans les temps à venir) semaine de contrôle depuis la fin de ma croisière "cancer du sein".
Lundi : scanner.
Les résultats sont bons, même très bons puisqu'il n'y a rien. Paradoxe médical si il en est, mais c'est comme ça. Bilan de contrôle : positif - rien à signaler.... ce sont exactement les mots qui sont en bas de la page.
Ouf !!! soulagement... un de moins à redouter.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre vendredi matin aux alentours de 6:30... pour la méga prise de sang dont je n'aurai les résultats que le mardi suivant en même temps que mon entrevue avec mon gentil oncologue.
J'ai trouvé.
Euréka comme aurait dit Archimède !!! je sais pourquoi je suis grognon : le soleil a disparu de mon ciel. Il pleut. Et çà je n'aime pas... mais alors pas du tout, du tout, du tout.
06 mai 2008
Cancer du sein et ... bonne conscience ?
En cette fin avril et de début mai, je vois un peu partout fleurir une mode qui me dérange un peu. Des B.A. en faveur du cancer du sein. Je suis peut être pas la mieux placée pour en parler, mais toutes les vedettes, les peoples s'y mettent.
Pas plus tard que dans le "Femme Actuelle" de la semaine dernière, deux pub... pour deux actions menées par deux femmes archi connues.
L'un pour un sac, je cite texto l'article (p 96 du n°1230) :
"ECHOS :
Carla Bruni, mise à sac. La Première dame prête son nom à 50 cabas en cuir Tommy Hilfiger (250 Euros)! l'un des sacs, dédicacé, est mis aux enchères ce 21 avril, au profit de la lutte contre le cancer du sein." (le sac a tout de même était vendu 10.000 euros, acheté par un anonyme qui a dit vouloir en faire cadeau à une personne qui lui était chère et qui était atteinte d'un cancer du sein)...
L'autre pour une robe, là aussi je cite texto l'article (même journal, même page):
Natalie Imbruglia:
Son coeur à prendre (mariée depuis 4 ans avec Daniel Johns, un chanteur australien, elle est en train de divorcer), alors; pour faire passer le message, Natalie Imbruglia a décliné le myocarde sur une micro robe. Dessinée par la chanteuse et confectionnée par la marque australienne Sass & Side, elle est vendue sur internet, exclusivement au profit de la lutte contre le cancer du sein.".
Non pas que je sois contre... loin de là. Il faut des actions. Il faut de l'argent. Il faut se bouger.... mais ce genre de pub me chagrine un peu. J'ai comme l'impression que l'on se donne bonne conscience en faisant dans "l'humanitaire", le "médical", le "social". Surement pleines de bonne volonté, surement pleines d'envie, n'y a-t-il pas pour ces femmes là un autre moyen moins "public" de participer. Moins "m'as-tu vu?". Certes leur notoriété permet une ouverture plus grande. Elle permet d'accrocher le client (si je puis dire ainsi)... mais c'est un procédé qui me choque un peu.
A côté de ceci, vous avez toujours dans le même journal, un tout petit article, intitulé "News" et qui dit :
" Le cancer du sein en baisse en France.
Bonne nouvelle : le nombre de nouveaux cas de cancers du sein diminue. Le taux a baissé de 4.3% entre 2004 et 2005, et de 3.3% entre 2005 et 2006. Certains spécialistes attribuent ce progrès à la baisse des prescriptions des traitements hormonaux de la ménopause (THS) : entre 2002 et 2006, ils ont diminué de 62%.".
A-t-on fait paraitre (mis à part dans Sud Ouest - merci à Marcus de me l'avoir fait lire) la possible découverte ou tout du moins le possible espoir d'un nouveau traitement du cancer du sein.... a-t-on interrogé ce médecin de Bordeaux ? je ne pense pas.
Faut-il être "people", célebre, pour pouvoir se faire le porte parole d'une cause? Faut-il être connu pour tout et/ou n'importe quoi pour que votre avis ait une valeur ? pour que vous soyez écouté, entendu, suivi? De plus en plus souvent, nous voyons des comédien(ne)s, chanteurs (ses), comédiens (nes), sportifs (ves) prendre fait et cause pour une "bonne oeuvre". J'en arrive à me poser la question de leur sincérité ? de leur implication ? de leur vérité ? dans tout ça... font-il ça parce qu'ils ont été "touché" dans leur vie, leur entourage par la cause qu'ils défendent ? Font-ils ça dans un but publicitaire uniquement ? Font-ils ça pleinement ou juste l'instant d'une photo?
Je voudrai croire qu'ils sont sincères... par moment j'ai un peu de mal.
05 mai 2008
Un dimanche matin à Marseille
Dimanche matin 9:00, direction le Parc Borély. Il fait beau. Le ciel est bleu. Pour rien au monde je ne laisserai ma place à quelqu'un. Je m'en vais faire ma balade du dimanche matin.
Le parc Borély, c'est la flore et la faune. C'est les grands arbres, les animaux en liberté et les roses.
On commence la promenade avec les roses :
La roseraie date de 1923. C'est une collection de presque 3000 rosiers pour 150 variétés. La roseraie ce sont des massifs concentriques, des arches recouvertes de roses grimpantes, des haies en forme de guirlandes. Floraison s'étend du mois de mai au mois de décembre, mais c'est en cette saison qu'elle est la plus belle.
En se promenant dans les allées qui servent de terrain d'entrainement aux joggeurs, marcheurs, cyclistes ou tout simplement lieu de promenade, on peut admirer des arbres extraordinaires :

Et enfin le Parc Borély c'est le royaume des animaux en liberté. Les photos suivantes ont toutes été prises sans aucun zoom. Pour vous dire à quel point, on peut les approcher sans les effrayer.
Voilà la promenade est terminée. Je reprends une des grandes allées bordées de tilleuls. L'air sent bon. Les petits oiseaux chantent.... au loin sur ma gauche, une sirène de bateau en partance pour la Corse salue le port de Marseille....
03 mai 2008
Un petit air d'été dans la cuisine
Dessert fait maison par mon petit frère : un gaspacho de fraises menthe et chantilly.... Miam miam miam !!!
Il flotte dans la pièce comme un parfum d'été.
Et puis parce que c'est vous, je vous donne la recette :
* 250 grs de fraise que l'on coupe en morceaux et que l'on met dans un mixer
* Un sirop composé de 100 grs de sucre en poudre et de 10 cl d'eau que l'on mélange et que l'on porte à ébulition.... à mettre aussi dans le mixer
* 1 c à s d'huile d'olive dans le mixer
* couper finement 5 ou 6 feuilles de menthe : soit on les met dans le mixer, soit on les dispose en déco à la fin sur les fraises
Mixer le tout
Mettre dans des jolies coupes... rajouter à ce moment là les feuilles de menthe si on ne les a pas mixées.
Disposer au réfrigérateur deux ou trois heures.
Au moment de servir recouvrir de chantilly.
Y a plus qu'à manger !!!
Tout ça aussi pour vous dire qu'il y a un an aujourd'hui on m'enlevait ma boule et que vous étiez tous et toutes (en grande partie) près de moi ce jour-là.... Une première bougie de souffler.
02 mai 2008
Promenade dans un marché potier
Je ne suis pas allée bien loin en ce jour du 1er mai. Accompagnée par mes amis Chantal et Christian, un petit tour sur le Vieux Port et derrière la Mairie.... Un marché potier, des expositions de toutes sortes, aussi belles les unes que les autres.
Un plat jaune et vert avec une tarente (symbole de prospérité et de bonheur en Provence):
Un drôle de chaton qui sert de porte crayons :
Un plat de poissons aux couleurs bleu lagon :
Une assiette carrée aux salamandres éparpillées
Des statues de femmes maliennes qui m'ont impressionnée :
Toujours et encore :
C'est le premier d'une longue série. A partir de maintenant, et ce pendant tout l'été, tout autour du Vieux Port, des artisans vont venir exposer leurs créations. Tous les jeudis et vendredis de 14 h à 22 h et les samedis et dimanches jusqu'à minuit.... de belles occasions pour se promener les soirs de grosses chaleurs, voir de belles choses et prendre un verre à une terrasse. Nous nous sommes promis d'y aller le plus souvent possible.
01 mai 2008
Le temps du muguet ...
A travers ma fenêtre je vous offre ces quelques brins de muguet.
Guettant par la fenêtre, les milles et unes clochettes
Etez-vous prêts à vous ennivrer de son odeur sucrée?
Créant dans votre coeur un instant de bonheur !!!
A travers ma fenêtre, toute ouverte sur mes fleurettes,
Etamines colorées, de son parfum délicat et subtil.
Il est pourtant bien vrai qu'en ce joli jour de mai,
Mes clochettes parfumées vous apporte mes voeux.
Béatrice
30 avril 2008
Ma première vraie manifestation ...
J'ai une trouille folle de la foule en délire. Bon délire ou mauvais délire. J'ai peur des attroupements. Des réunions en public. Des manifestations. Je trouve qu'il n'y a rien de plus imprévisible qu'une masse de gens réunis pour défendre une cause, une idée, une envie, un besoin. Mais en même temps je peux les comprendre. Cela n'est pas forcèment ma tasse de thé, mais je comprends qu'on puisse avoir besoin de s'exprimer.
Or hier, j'avais un rendez important sur le Vieux Port. J'avais été avertie qu'une manif de lycéens se préparait à partir du bas de la Canebière vers 14 heures pour aller vers l'Inspection Académique. Dans ma petite tête j'ai pensé qu'en partant vers 14:30 de la maison, tout serait terminé quand j'arriverai en bas de la rue St Férréol aux alentours 15:00....
Oui mais non. C'était sans compter les arrêts de la manifestation. Arrêts qui ont du être nombreux puisque lorsque je me suis trouvée au croisement de la Canebière et de la dite rue St Fé, ils y en avaient encore (et ils étaient nombreux) qui étaient là.... la tête du cortège de manifestants venant tout juste de tourner quelques 30 mètres plus haut... et puis j'ai du marcher plus vite que prévu ou que d'habitude !!!
Et me voilà, moi, au coeur d'une manif. Jamais de ma vie pareille chose ne m'était arrivée. J'ai toujours évité de me retrouver là au milieu. Pour vous dire on m'a même donné des tracts. Mon petit APN était toujours dans mon sac depuis samedi. Alors surmontant ma trouille, j'ai essayer de faire quelques photos... pour moi c'était une grande première, autant immortaliser l'instant :

Il y a même un nounours qui défile

Plein de monde qui marche, j'ai même réussi à traverser la rue, ouf !!!!

Micros et hauts parleurs, à fond, pour mettre l'ambiance... Les DJ de la manif !!!

Un journaliste de FR3 je suppose ...
29 avril 2008
Le joli mois de mai... enfin presque
Dans l'ensemble, tout va bien.
Dans l'ensemble, je suis contente, joyeuse, heureuse même. Ben oui quoi, c'est le mois de mai qui arrive... qui dit "mois de mai", dit "fais ce qu'il te plait".
Donc tout devrait pétiller comme des bulles de champagne (clin d'oeil !!! on ne sait jamais si tu passais par là !!!).
Regardons cela de plus prés :
1 - Le mois de mai débute par le 1er mai... The Scoop ... on ne me dit surtout pas merci, c'est naturel chez moi de faire profiter les copains et les copines de ce que j'ai appris... donc 1er mai, à part le défilé, la fête du travail, la course des 10 kms de Marseille et tout le tralala... le 1er mai c'est aussi le muguet... et là, je craque littérallement, J'ADORE le muguet, en parfum, en fleur, en tout....
2 - Le mois de mai c'est Adieu pull over, Bonjour T Shirt. Adieu manteau, Bonjour maillot.... et je pourrai encore en rajouter Adieu les bottes, Bonjour les sandales. Adieu les pantalons. Bonjour les jupes, shorts... Donc tout ceci annonçant une période plus chaude, plus douce, plus propice aux escapades (en solitaire, à deux, ou en groupe au choix de chacun).
3 - Le mois de mai, c'est nous. C'est 23 ans de mariage, le 24. C'est lui, 22 ans, le 29. C'est déjà pas mal... cadeaux, fleurs, repas en amoureux (en quoi ??? enfin peut être, je l'espère, je le souhaite... on verra). C'est un peu aussi le mois de la nostalgie, des années lointaines, mais ça fait du bien aussi de voir que l'on s'accroche, que l'on persiste et que ce que l'on a signé il y a quelques années est toujours valable et d'actualité.
4 - Le mois de mai, ça sent déjà les vacances. Les ponts à rallonge (tellement longs qu'on pourrait les appeler viaducs) annonçant les prémices des départs en masse. On reprend ses marques pour dans les mois à venir. Sur les routes. Sur les autoroutes. Au péage. Sur les ponts. On refait connaissance avec les embouteillages qu'on avait oublié de l'an passé. On recommence à bouillir dans les automobiles... sauna intégré et personnalisé. La queue aux guichets de la SeuNeuCeuFeu, dans les halls d'aérogares ou aéroports.
MAIS parce qu'il faut un MAIS (pas comme le mois) le mois de mai c'est aussi :
5 - Le 5 mai, à 15 heures, je passe mon premier scanner de contrôle. Après un an de liberté. Après un an de pseudo oubli... Bang, la réalité m'a vite rattrapée. Je viens de me la prendre dans la figure en regardant mon grand copain : le calendrier. Le 5 mai retour à la case départ : celle où en novembre 2006 tout a commencé. Où les premiers examens post diagnostic ont été effectué.
6 - Le 9 mai, soit 4 jours après, je renoue d'amicales relations avec mon vampire personnel. Méga prise de sang. Il va en remplir des petits tubes le piqueur patenté. Pas tant tentée que ça moi de me faire trouer les veines. Et surtout pas tant tentée que ça de savoir les résultats. Parce quand je lis la liste de toutes les analyses demandées (et il y en a deux pages), je commence sérieusement à pétocher ferme.
7 - Le 13 mai, rendez-vous avec mon oncologue préféré... 7 mois que je ne l'avais pas vu... vous dire que ça me manquait, faudrait pas exagérer. Je l'aime bien. Il m'aime bien. Nous nous aimons bien. Mais bon, moins je le vois, mieux je me porte. Et là, de savoir que je vais le revoir, je me porte de moins en moins bien. C'est sur.
Le bilan est mitigé. J'ai tout de même mon ex-copine l'angoisse qui repointe tout doucement le bout de son nez (et il n'est pas rouge son nez comme celui du clown, non il n'est pas rouge)... Plus les jours avancent, plus j'essaye de me raisonner. De me dire qu'il n'y a aucune raison pour que..., qu'il ne faut pas que je ...., que je ne dois pas .... mais rien y fait. Les journées passent avec un bien être tout relatif. Les nuits sont longues, hachées, sans beaucoup de sommeil, avec beaucoup de drôles de pensées.
Bon, je ne vais pas reprendre ma coquille de Calimero ... Dans des moments comme celui-là je pense à Claire, à Stella, à Pascal, à Doudou... Allez en avant Matelot !!!
28 avril 2008
Six mois plus tard, à la même place
Vous vous souvenez de cette photo, c'était le 16 octobre 2007 :
Elle a longtemps été ma photo en avatar de mon Carnet d'Humeurs.
Regardez maintenant ....le 26 avril 2008 :
La même photo mais en fleur (je parle pour l'arbre bien sur - un cerisier). Au même endroit, mais six mois après....
Presque la même promenade. Jugez-en par vous même :
Mais cette fois nous avons (toujours nous, Philippe et moi), "tiré" plus loin notre promenade. Direction Gréoux Les Bains et le Lac d'Esparon sur Verdon :
et puis des fleurs à profusion .....


26 avril 2008
Remake du portrait chinois ...
Presque un copier/coller de ce que j'ai répondu à Oka, hier dans son article....... Mais je vais l'étoffer un peu. Vous connaissez tous le jeu du Portrait Chinois. Alors si j'étais :
1 - mois : un des 3 mois de l'été : Juin (pour les feux de la St Jean, feux de Beltane, le renouveau. Juillet, pour le soleil, le signe du Lion, le feu. Août, pour les fiestas, les bandas, les fêtes.
2 - jour : le jeudi : pour la semaine des 4 jeudis... l'école buissonnière, la barbe à papa, les pommes d'amour
3 - numéro : le 8 (je suis née un 8), parce que je n'aime pas les chiffres impairs. Ils sont bancals, tordus. Manque d'équilibre
4 - planète : le soleil sans contestation possible même si j'ai souvent la tête dans la lune. Sans le soleil, je m'éteins, je périclite, je me fane.
5 - meuble : un grand fauteuil pour y accueillir entre mes bras tout ceux que j'aime.
6 - liquide : l'eau (de préférence de mer) pas forcèment en référence à ma vie intra utérine, même si il parait que je ne voulais pas venir au monde.
7 - pêché : la gourmandise (celle du corps et du coeur). Gourmande de voir, de connaitre, de goûter, d'apprendre, de comprendre...
8 - pierre : l'émeraude. Une eau verte, apaisante.
9 - métal : l'or ou l'argent, je suis allergique au reste. Allergie de riche pourrait-on me dire. Un mauvais dosage je pourrai répondre.
10 - arbre : le tilleul (j'aime les infusions). Apaisant. Sucré. Doux. Odeur qui ennivre les soirs d'été.
11 - fruit : la pomme (le fruit défendu) en souvenir du paradis perdu... lequel?
12 - fleur : le muguet ou le coquelicot. Ephémères et fragiles.
13 - climat : méditerranéen... en existe-t-il d'autres? (Candide ne demande qu'à connaitre !!!)
14 - instrument musique : le violon. Un stradivarius serait de la prétention. Un petit violon aux cordes un peu grinçante. De vieux doigts agiles posés sur un archet. Il a une âme.
15 - mot : enfants. Les miens d'abord et avant tout et tous. Puis les autres aussi.
16 - couleur : du rose (du plus pâle au plus foncé). Les petites filles naissant dans les roses, il me semble évident que cette couleur soit mienne.
17 - animal : un chat (en tout cas un félin). Ronronner, dormir, s'amuser. Ronronner, dormir, s'amuser...
18 - son : le bruit des vagues. Encore de l'eau, toujours de l'eau. Surtout le soir, à la tombée du jour lorsque le soleil lentement disparait à l'horizon.
19 - style de musique : une préférence pour le rock and roll mais toutes les musiques. Des notes, des accords. Symphonies. Allegro. Pianissimo
20 - parfum : Diorissimo de Dior (du muguet à l'état pur). 1er parfum de femme. 1er cadeau d'adulte. Un souvenir. Une tendresse toute particulière
21 - sentiment : la tendresse qui rime avec caresse, noblesse, faiblesse....
22 - endroit : une plage de sable fin... coquillages et crustacés. Feux de camp. Rochers.
23 - plat : une bouillabaisse ou un plateau de coquillages. La mer encore elle, toujours aussi présente, toujours aussi obsédante.
24 - verbe : vivre. Saurait-il y en avoir un autre?
25 - vêtement : une blouse blanche. Immaculée. Pureté. Bienveillance quand tout devient noir.
26 - partie du corps : les seins. Est-il nécessaire que je dise pourquoi ?
27 - dessin animé : Cendrillon. La citrouille et le carosse. Les guenilles et la belle robe. Et le Prince Charmant dans tout ça?
28 - film : Moulin Rouge. Absinthe. Folie. Amour. A mort. Peinture. Poésie. Rouge et Noir. Tourbillons.
29 - musique : la BO de Dirty Dancing. Danse. Danse. Danse.... jusqu'au bout de la vie !!!
Et vous, comment êtes-vous?
Le petit truc en plus :
Depuis que je suis allée à Romans et que j'ai rencontré des blogueuses célébres, je me la pète. T'as vu Dom.... Ben oui j'ai appris qu'il y avait un site sur lequel on pouvait se faire faire des cartes de visite personnalisées. Voici la mienne :
25 avril 2008
Look the moon ....
Année scolaire 1970 - 1971. Elle allait être ma dernière année de scolarité à Marseille mais je ne le savais pas encore. En septembre 1970, je rentrai en 4° au collège du Sacré Coeur à Marseille. Pour la troisième année consécutive, j'allais être pensionnaire, pour cause de divorce parental et d'ambition professionnelle démesurée de la part de maman. Mais cette année, la pension ne se ferait pas dans l'établissement scolaire. Non, depuis deux années, il n'y avait plus de pensionnat.
Donc après une tentative avortée au bout de deux mois l'année précédente (deux mois enfermée dans un dortoir sombre, sale et sans aucune aération m'ont fait prendre la fuite un soir de novembre... heureusement que j'avais des grands parents accueillants et compréhensifs qui m'ont logée toute l'année scolaire), me voilà pour l'année 1970 - 1971 en pension chez des gens habitant royalement à 500 m du domicile maternel. Moi en haut du Bd Télène. Elle en bas du même boulevard.... Bon bref, passons !!!
Mon année de 4ème fut marquée par ma professeur d'anglais qui cumulait pour mon plus grand "bonheur" (oups y a un autre mot mais il ne me vient pas) aussi le poste de professeur principal de ma classe. J'ai nommé Madame Francheschi.
Si je suis aussi nulle dans la langue de Shakespeare, je le lui dois en totalité.
Madame le prof principal était une petite femme, boulotte, rousse avec de gros molets. Hystèrique au plus haut point. En permanence en train de sauter, de monter dans les aigus, de gesticuler.
A l'époque les bureaux des profs étaient sur de grandes estrades en bois, qui occupaient la longueur du mur, afin de mieux voir l'ensemble de la classe.
C'est sur cette scène improvisée que Mme Francheschi évoluait à longueur de cours. En tapant du talon. Elle était une obsédée de la phonétique,de la diction et du mime (Marceau à ses côtés aurait eu l'air d'un apprenti). En ce temps là, les jeunes filles du Couvent des Oiseaux du Sacré Coeur, uniforme obligatoire, jupes bleu marine avec des plis de 2 cm, veste bleu marine, chemisier blanc, se devaient d'être des parfaites futures femmes de .... de quoi ? je n'en sais rien, mais il le fallait : cours de chant (Melle Bertrand), cours de couture ( je ne me souviens plus de son nom), cours de diction en français (Melle Camps ou Mme Michaud) et aussi cours de diction en anglais (donc elle).
Quand elle nous expliquait le verbe "to swin", là voilà en train d'agiter les bras dans une brasse frénétique.
"To jump", elle sautait comme un cabri.
Et ainsi de suite.
Imaginez la diction en cours d'anglais. Je me souviens d'une de ses phrases fétiches pour délier nos langues malhabiles :
"Look the moon over the blue pool"... repètée plus de 20 fois de suite à vitesse de plus en plus élevée, c'est dans la piscine que vous aviez envie de l'envoyer voir la lune à cette brave dame.
Autre lubie et pas des moindres de cette chère professeur d'anglais... le vocabulaire. Normal, me direz vous. Oui, mais non pas comme ça.
Nous avions un grand cahier dans lequel nous devions écrire le nom anglais, la phonétique du dit nom anglais, la traduction de ce dernier et... l'illustration en image du mot. Et tout cela par thèmes : la maison, le bureau, l'école, etc etc....
Combien de magazines j'ai pu ainsi défigurer, découper, déchirer pour en coller des petits bouts à côté de mes mots de vocabulaire.
Dès le début de l'année scolaire elle m'avait pris en grippe (vous pensez bien une enfant de divorcés dans un milieu ultra catho, ça fait tâche et en plus à l'époque, si je me souviens bien, j'étais là seule dans ce cas). Et à chaque fois que je devais lui rendre mon cahier pour un contrôle inopiné ou prévu, avec son stylo bille rouge, elle tirait un trait du haut en bas de la page en marquant "sale" ou "nul" ou bien encore "non compris".... quitte à en déchirer mon cahier sur plusieurs pages... chose véridique. Elle n'a jamais fait l'effort de s'arrêter une fois sur mon travail. J'ai vite compris que ça ne servait à rien. J'ai tout arrêter.
J'ai fini mon année de 4ème avec quelque chose comme 5 de moyenne générale. Je suis ensuite partie à Carpentras, dans un autre établissement, en pension. J'ai poursuivi mon année de 3ème qui était plus qu'incertaine. J'ai passé mon BEPC avec 17 de moyenne générale pour l'ensemble des matières présentées.
Comme quoi, une personne peut en une fraction de seconde changer le cours des choses et de votre vie...
24 avril 2008
On the road again....
ou comment se transmet un virus familial.
Déjà tout petit, maman l'appellait "un estomac sur une petite moto". De tout temps mon frère Pierre a aimé, voulu, eu des motos. Il a commencé avec une 125 et a fini récemment assis sur une hornet (les connaisseurs et connaisseuses passant par là comprendront). Il a gravit les échellons des grosses cylindrées pas à pas.
Mon autre petit frère, Philippe, idem tout pareil que le premier. Moto, moto, moto.... il a passé tous les permis de conduire possibles et inimaginables mais il n'y en a que pour sa moto.
Mes deux fils sont eux aussi vaccinés "moto". En âge de passer le permis, il m'a fallu monnayer ferme pour qu'ils passent d'abord le permis "auto", pour ensuite passer le permis "moto"... Ils m'ont qu'un rêve en tête : s'asseoir au guidon d'une grosse cylindrée. Ils n'ont d'ailleurs pas attendu d'avoir l'âge du permis pour en rêver et pour le faire en tant que passager (voir photo ci-dessous sur l'avant dernière de Philippe):
Mais le virus "moto" est un virus fort, tenace, ardu, qui ne lâche pas aussi facilement que ça quand il a mordu. A bientôt 50 ans, Pierre a décidé dernièrement de récupèrer sa vieille 550 honda... parce qu'il l'avait gardé précieusement dans un coin de garage chez sa belle maman. Elle (la moto) l'attendait là depuis 30 ans. Ils (Pierre et Philippe) ont entrepris de la remettre en état, de lui redonner une deuxième jeunesse. Voyez plutôt le résultat :
Maintenant c'est la moto il y a quelques jours :
Avant :
et maintenant :
et ça ne fait que commencer. Ils en ont pour des jours et des semaines avant qu'elle ne retrouve figure "motodarte", mais j'ai confiance en leur tenacité, en leur persérérance, en leur passions. Parce qu'après tout, c'est de cela qu'il s'agit : de passion... et tout le monde sait bien que la passion rien ne l'arrête, ni le vent, ni le froid, ni la pluie, ni les tempêtes.... On est motard ou on ne l'est pas!!!
La passion du deux roues. La passion des petites, moyennes ou grosses cylindrées. La passion des routières, des trial, des cross et autres dérivées. Customisée ou non. Relookée ou non. Avec ou sans sacoches. Avec ou sans top case... Le motard jeune ou vieux a pour sa moto les yeux de Chimène.... il la bade. Il en est amoureux. Il la bichonne. Il la soigne.... Bref un motard est un être à part. Et croyez moi je sais de quoi je parle.
Quand les 4 se rencontrent, devinez un peu de quoi ils parlent ? de carbu, de chrome, de vitesse de pointe, d'accélération, de cambouis, d'huile... et autres joyeusetés toutes en relation avec la bécane. Ils doivent en rêver la nuit. C'est pas possible autrement !!! Mais ils en rêvent la nuit.
Mais j'avoue, même si je n'ai tenter qu'une fois dans ma vie de conduire une moto ( la 125 de mon frère. L'expérience fut brève et concluante : la moto en tant que conducteur ça n'est pas fait pour moi), j'adorais partir en balade (et nous en avons fait des kilomètres et des kilomètres), par tous les temps, par toutes les routes.
Ah !!! virus quand tu nous tiens ...
Petit truc en plus :
J'ai reçu cette jolie composition de mail art, hier de mon amie Sylvie. Vous pourrez la découvrir en entier dans l'album "Mes pyjamas reçus et cadeaux offerts":
23 avril 2008
Des bleus et des bosses façon stéphanoise...
On connait tous le gratin dauphinois, la choucroute alsacienne mais qui peut se targuer de connaitre le bleu stéphanois. Non ce n'est pas un fromage, ça ne se mange pas... mais ça peut être drôle !!!
Ben moi si et je m'en vais vous raconter une belle histoire.
Mercredi 13 avril dernier aux alentours des 15 heures mon portable chante "N.C.I.S." (au cas où ça vous direz de l'entendre)
Je vous la fait en raccourci car la conversation a tout de même duré 30 minutes:
Elle : "Allo, coucou Princesse"
Moi : "Coucou, alors prête pour Romans?"
Elle : "Oui. Mais là je suis dans la forêt avec mon fils. On fait une chasse aux trésors"....
Un instant de stupéfaction de ma part...
Moi : "Pardon... mais tu ne travailles pas ?"
Elle : "Non, aujourd'hui c'est mon jour de repos et j'en profite pour promener avec E..... dans la forêt"
Là dessus j'entends E.... :
"Allez maman, on y va. Pourquoi tu téléphones?"
Nous papotons de choses et d'autres. De notre prochaine rencontre au festival de l'expression internet. Du temps qu'il fait chez elle et chez moi... bref des trucs de filles. Interrompues de temps à autre par E.... qui dirigeait sa mère dans les endroits susceptibles de receler un trésor (bien qui dit chasse au trésor, dit trésor)
A un moment donné j'ai comme eu l'impression que sa voix se faisait plus lointaine.... plus faible.... moins audible.
Moi : "T'es où? Tu fais quoi ?"
Elle : "Béa, je suis là" - "Béa je suis là" - un peu comme si elle avait appuyé sur le bouton "repeat", en boucle que je l'entendais.
Puis sa voix redevient enfin normale... un problème de relais... une communication qui passe mal.... Que nenni !!!
Elle : " je viens de tomber dans la pente. Mon sac est tout renversé et je suis à 4 pattes dans les feuilles et dans l'herbe en train de tout chercher"
Moi : "ça va?"
Elle : (en riant) "Non, j'ai mal partout"....
Conclusion : quand vous partez à la chasse au trésor, regardez où vous mettez les pieds, une pente est si vite arrivée !!!
















































































