22 avril 2008
Entre Méditerranée et Océan
Ma préférence n'étonnera personne. Ma préférence à moi c'est la Méditerranée. Mais pour connaitre aussi l'Océan (que là bas tout le monde appelle la mer), je me dois d'avouer qu'il est beau lui aussi.
Il y a toujours entre l'eau et moi une grande histoire d'amour, je peux le dire comme ça. J'aime besoin d'eau pour me sentir vivre. Mais j'ai besoin d'une eau qui bouge, d'une eau qui remue, d'une eau qui vit. Pourtant je sais (pour en avoir vu) qu'il y a des lacs magnifiques, des étangs splendides, mais je ressens à les voir comme un sentiment d'enfermement. Cloture. Bordure. Il y manque la dimension d'infini.
J'ai toujours vécu pas loin de l'eau. Ici, à Marseille. Là bas, à Dax. Il ne se passe pas (et il ne se passait pas) une semaine sans que j'aille à un moment donné au bord de l'eau. Eté comme hiver. A toutes les saisons. Ce qui me fascine c'est ce changement aussi soudain que brutal que peut prendre cet élément. Une mer d'huile. Des vagues qui se fracassent contre les rochers. La marée qui remonte jusqu'à la dune et qui semble ne pas s'arrêter. L'océan qu'on pense proche et qui est si loin là bas qu'on ne le distingue que très peu.
Aussi loin que ma mémoire me le permet j'ai toujours été au bord de l'eau. Les pieds dans l'eau. Ramasser des coquillages ou des galets. Contruire des châteaux de sable ou des tunnels. Chercher des crabes ou des tellines. A la main. A la canne. A la fouine. Au harpon. A en avoir les doigts gourds. Les lèvres violettes. A trembler de froid et de faim. Mais rassasiée de ce bonheur de se sentir porter par l'eau.
Ma préférence n'étonnera personne. Mais même si je préfère la Méditerranée, j'attends avec tout autant d'impatience de pouvoir marcher au bord de l'océan, tout comme j'attends de pouvoir me tremper dans la grande bleue.



































