Carnet d'humeurs

Un carnet d'humeur au fil des jours : réflexions, poèmes, photos, envies, comment vivre un cancer du sein, combat quotidien, rester femme et mère malgré tout, coups de gueule et pieds de nez

30 novembre 2008

Réponse à la devinette de samedi....

Bravo à Marcus qui le 1er a trouvé mais comme il le dit "il n'a aucun mérite ayant fait l'école de police"
et à Babette qui a force de persévérance a fini par trouver
parce qu'il fallait chercher dans le milieu de la pègre marseillaise pour trouver
de qui il s'agissait :

Paul Carbone et François Spirito

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Paul Carbone, né en Corse, est une figure du milieu marseillais des années 1920, 1930 et 1940 avec son associé François Spirito.

Les deux hommes se sont rencontrés en Égypte et y ont monté un mini-empire basé sur la prostitution. À Marseille, Paul Carbone a été l'homme fort de la ville pendant 20 ans, étant lié à des politiques, possédant de nombreuses maisons closes, rackettant à tour de bras sur toute la côte, et faisant de la contrebande de parmesan (sic) entre l'Italie et la France, à l'époque où la France a décidé d'un embargo sur les produits italiens, pour sanctionner l'Etat fasciste après l'invasion de l'Ethiopie.

À Paris, le caïd marseillais est tout aussi connu, possédant de nombreux intérêts dans plusieurs établissements. Carbone et Spirito ont aussi été les premiers Français à importer de l'opium en France pour le transformer en héroïne et l'envoyer aux Etats-Unis. Les bases de la French Connection...

Dans l'entre-deux-guerres, Carbone et Spirito font alliance avec Simon Sabiani, premier adjoint au maire de Marseille et issu du même village de Balagne. Après le 6 février 1934, les hommes de Carbone sont lancés contre les dockers en grève.

En avril 1934, ils sont mêlés à l'affaire Prince, du nom de ce conseiller à la cour d'appel en charge de dossiers sur l'affaire Stavisky, dépouillé des documents dont il dispose et assassiné. Les deux hommes produisent des alibis solides et sont remis en liberté à la fin du mois. L'accueil triomphal que les partisans de Sabiani réservent à Carbone, lors de son retour à Marseille, fait sensation.

Pendant la guerre, les deux hommes se rangent du côté de l'occupant, par intérêt. Ils aident la Gestapo pendant toute la durée d'occupation de la "zone libre", en échange de quoi on ferme les yeux sur leurs affaires.

Paul Carbone meurt en 1943 dans un sabotage de la Résistance, sa voiture ayant été percutée par un train que la résistance avait fait dérailler. Les jambes sectionnées, Paul Carbone agonise pendant de nombreuses heures avant de rendre l'âme, une cigarette à la bouche.

Son associé François Spirito s'enfuit en Espagne puis en Amérique du sud à la Libération et se livre au trafic d'héroïne jusqu'aux années 60, se plaçant en tête des trafiquants internationaux.

Posté par Béatrice à 16:56 - Jeux et Fantaisies - C'est ici qu'on papote[11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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